Nada Surf - Let Go

Nada Surf fête les 15 ans de Let Go à l’Aéronef

J’ai déjà écrit longuement sur l’importance symbolique de Let Go dans la discographie de Nada Surf et la place à part du premier morceau, Blizzard of 77. Je te donne rendez-vous à la suite des photos pour te parler du concert donné le 3 février à l’Aéronef  😉

Nada Surf

An evening with Nada Surf celebrating the 15th anniversary of Let Go, l’Aéronef, Lille, 3 février 2018

Nada Surf

An evening with Nada Surf celebrating the 15th anniversary of Let Go, l’Aéronef, Lille, 3 février 2018

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An evening with Nada Surf celebrating the 15th anniversary of Let Go, l’Aéronef, Lille, 3 février 2018

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An evening with Nada Surf celebrating the 15th anniversary of Let Go, l’Aéronef, Lille, 3 février 2018

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An evening with Nada Surf celebrating the 15th anniversary of Let Go, l’Aéronef, Lille, 3 février 2018

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An evening with Nada Surf celebrating the 15th anniversary of Let Go, l’Aéronef, Lille, 3 février 2018

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An evening with Nada Surf celebrating the 15th anniversary of Let Go, l’Aéronef, Lille, 3 février 2018

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An evening with Nada Surf celebrating the 15th anniversary of Let Go, l’Aéronef, Lille, 3 février 2018

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An evening with Nada Surf celebrating the 15th anniversary of Let Go, l’Aéronef, Lille, 3 février 2018

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An evening with Nada Surf celebrating the 15th anniversary of Let Go, l’Aéronef, Lille, 3 février 2018

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An evening with Nada Surf celebrating the 15th anniversary of Let Go, l’Aéronef, Lille, 3 février 2018

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An evening with Nada Surf celebrating the 15th anniversary of Let Go, l’Aéronef, Lille, 3 février 2018

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An evening with Nada Surf celebrating the 15th anniversary of Let Go, l’Aéronef, Lille, 3 février 2018

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An evening with Nada Surf celebrating the 15th anniversary of Let Go, l’Aéronef, Lille, 3 février 2018

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An evening with Nada Surf celebrating the 15th anniversary of Let Go, l’Aéronef, Lille, 3 février 2018

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An evening with Nada Surf celebrating the 15th anniversary of Let Go, l’Aéronef, Lille, 3 février 2018

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An evening with Nada Surf celebrating the 15th anniversary of Let Go, l’Aéronef, Lille, 3 février 2018

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An evening with Nada Surf celebrating the 15th anniversary of Let Go, l’Aéronef, Lille, 3 février 2018

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An evening with Nada Surf celebrating the 15th anniversary of Let Go, l’Aéronef, Lille, 3 février 2018

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An evening with Nada Surf celebrating the 15th anniversary of Let Go, l’Aéronef, Lille, 3 février 2018

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An evening with Nada Surf celebrating the 15th anniversary of Let Go, l’Aéronef, Lille, 3 février 2018

Premier set : Let Go

On y est. Sans surprise, forcément, le groupe entre en scène sur Blizzard of 77. Matthew Caws entre le premier et commence à jouer pendant que le reste du groupe le rejoint pour faire les choeurs. L’album, il est probable que la quasi totalité du public présent dans la salle (dans des tranches d’âges très variés de 20 à 50 ans) l’a écouté des centaines de fois et connaît chaque titre par coeur. Pourtant, on se surprend encore à s’interroger sur comment Matthew Caws a réussi à faire un titre aussi abouti que Fruit Fly en ayant vu une mouche voler sans but après qu’il ait jeter des restes de bouffe qui traînaient dans sa cuisine, à s’étonner de la beauté suspendue de Blonde On Blonde, à bloquer sur la singulière énergie de Hi-Speed Soul etc, etc

Mais ce qui frappe surtout, c’est l’incroyable cohérence de l’ensemble de ces titres. En faisant un effort d’objectivité, on pourrait sans doute trouver à redire sur tel ou tel titre de l’album, mais tous ensemble ils forment un monolithe inébranlable de beauté pop-rock intemporelle. Il n’y avait vraiment rien à jeter sur ce disque ! Et il est probable qu’on se dise la même chose dans 15 ans.

A titre personnel, mon coeur a toujours balancé entre Killian’s Red et Paper Boats lorsqu’il s’agissait de choisir mon morceau favori de l’album. En live, ces deux titres me donnent à chaque fois la chair de poule. Mais au fil du temps, et avec la relative rareté de Paper Boats dans les setlists du groupe, c’est ce morceau qui emporte désormais ma préférence.

Quelle joie dès lors d’entendre Matthew Caws nous parler de comment lui était venue l’inspiration pour ce morceau. Pas besoin d’aller chercher bien loin puisque presque tout est dans les paroles de la chanson, mais quand même. Matthew nous explique donc que l’île de Manhattan étant toute en longueur, à un moment deux lignes de métro sont en parallèle, et qu’à un moment la ligne express monte tandis que l’omnibus descend. Un jour, alors qu’il était dans l’omnibus, la lumière du soleil lui a tapé dans l’oeil et fait relever la tête. Ebloui par la lumière, il avait eu l’impression que le train express qui montait n’avait pas de roue et flottait dans les airs. Alors il a écrit une chanson là-dessus, et sur quel sens donner à sa vie.

Au final, on ne viendrait presque que pour ça à un concert de Nada Surf, pour entendre le groupe nous raconter des anecdotes. Et c’est d’autant plus cool (car un peu plus rare) quand c’est Daniel Lorca qui s’y colle. Comme lorsqu’il explique que Let Go a pu être enregistré grâce à l’argent accumulé en distribuant eux-mêmes The Proximity Effect aux Etats-Unis. Et que la vente des disques et des T-shirts leur avait rapporté beaucoup de billets, mais surtout de 1$. Et donc qu’ils avaient vidé des sacs plein de billets pour payer le studio d’enregistrement. Beaucoup de billets mais au final une somme relativement faible. Daniel explique que l’album n’aurait pas vu le jour sans l’aide de beaucoup d’amis qui ont donné un coup de main bénévolement. Et qu’ils ne seraient pas là sans beaucoup de gens présents dans cette salle.

Matthew Caws remerciera à ce titre Louie Lino, présent ce soir-là pour les accompagner, lui qui a participé à la production de Let Go et a écrit toutes ces partitions de clavier présentes sur l’album. On saluera au passage la qualité du son à l’Aéronef. Car je me souviens notamment d’un concert de Nada Surf à l’Elysée Montmartre lorsque l’album était sorti, avec Louie sur scène dont on n’entendait absolument pas l’instrument. Longtemps aussi, Nada Surf a joué avec un son de basse trop présent au détriment du reste. Samedi soir, on a pu profiter de toutes les subtilités du jeu de Daniel. Et c’était énorme. Aussi énorme qu’étaient subtiles les réorchestrations pour jouer à deux guitares avec Doug Gillard qui n’était pas dans le groupe à l’époque.

Deuxième set

Alors disons-le tout de suite, le redémarrage avec un « deuxième concert » de Nada Surf aura été laborieux. D’une part parce que nous étions tous venus célébrer les 15 ans de Let Go. Et que Let Go fini, il y avait comme une sensation impalpable que la fête et le concert étaient finis. C’était une sensation étrange de se dire que la fête n’était qu’une première partie. Matthew Caws lui-même joue de l’ambivalence en remerciant le groupe qui a assuré la première partie. D’autre part, Nada Surf a manifestement fait le choix d’une setlist hyper exigeante, faisant l’impasse sur bon nombre de sentiers battus (pas de 80 Windows, Whose Authority, Weightless ou de single du dernier album comme Believe You’re Mine par exemple) au profit d’une liste frôlant parfois (et c’est loin d’être un reproche) la liste de B-sides.

Pour moi, il aura fallu attendre la magnifique interprétation de Your Legs Grow pour que je me sente à nouveau vraiment dedans. Le son m’a aussi semblé jusqu’à ce titre nettement moins bon (mais j’avais changé de place, donc c’était peut-être lié).

En tous les cas, quel bonheur de réentendre des titres comme Dispossession (écrit après avoir passé à tort une nuit en prison expliquera Matthew Caws), Robot (écrit après qu’une amie ait révélé avoir été victime d’agression, ce qui donnera à Caws l’occasion d’encourager le mouvement #metoo), Stalemate, The Fox (un concert de Nada Surf sans référence politique est incomplet, ici Caws dira « on a un Président américain qui maltraite les journalistes et on est très préoccupés ») ou Amateur.

Le souvenir le plus marquant pour moi restera peut-être ce public scandant d’une seule voix « Always love! » sur le morceau du même nom. J’ai rarement vu (ou plutôt entendu) une telle ferveur et une telle communion entre un groupe et son public. A moins que je ne retienne ces personnes, pas toujours en âge de le faire, slammer sur la foule sur des titres pas toujours adaptés à ça. Un véritable bain de jouvence légèrement anachronique pour tout le monde ! 🙂

Setlist du 2ème concert

  1. Imaginary Friends
  2. Teenage Dreams
  3. What Is Your Secret?
  4. Cold To See Clear
  5. No Snow on the Mountain
  6. The Moon Is Calling
  7. Out of the Dark
  8. Your Legs Grow
  9. Dispossession
  10. Do It Again
  11. Neither Heaven Nor Space
  12. Robot
  13. Stalemate / Love Will Tear Us Apart
  14. The Fox
  15. Amateur
  16. See These Bones
  17. Popular (rappel)
  18. Always Love (rappel)
  19. Blankest Year (rappel)

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