Que reste-t-il du festival Minuit Avant La Nuit ?

David TLaisser un commentaire

The Limiñanas, Minuit Avant La Nuit

Minuit Avant la Nuit, c’était le premier festival de l’été (en tout cas mon premier), c’était du 22 au 24 juin à Amiens, c’était la première édition, et c’était vachement bien. Tellement bien que parmi les 4 festivals que j’ai eu l’occasion de couvrir, c’est peut-être celui qui gardera une place spéciale dans ma mémoire, même si je n’ai pu suivre qu’une partie de la première journée puisque je devais être le lendemain à Dunkerque pour suivre La Bonne Aventure pour indiemusic. Retour sur ce qui me reste de ce festival presque 2 mois après l’événement.

Le cadre du festival Minuit Avant La Nuit

La première chose qu’il me reste de Minuit Avant La Nuit, c’est son cadre. Installé au coeur du parc Saint-Pierre d’Amiens, un superbe « écrin de verdure » comme on dit, à proximité de la Somme et le long d’un de ces canaux qui irriguent les hortillonages (des kms et kms de jardins flottants), le festival ne semblait pas posé là, mais au contraire harmonieusement implanté dans cet écosystème. La zone du festival était à taille humaine malgré la présence de deux grosses scènes. La signalétique reprenant la police d’écriture si spécifique aux affiches et au site web du festival était un élément supplémentaire de cohérence et d’harmonie de l’ensemble.

Le démarrage en trombe avec Edgär

La plupart du temps, un festival met un peu de temps à démarrer, dans l’attente des têtes d’affiche. Au contraire à Minuit Avant la Nuit, c’est pied au plancher que les festivités auront débuté avec un set proche de la perfection des locaux de Edgär. Le duo survolté aura déployé une superbe énergie dans l’interprétation des titres de son très réussi premier EP. Two Trees ou The Paintor sont sans doute mes favoris.

La double claque The Limiñanas – The Soft Moon

Il y a toujours ce moment qu’on attend en festival, ce moment où une tête d’affiche vient confirmer ce que l’on attendait d’elle, ou bien où un « outsider » qu’on n’attendait pas à ce niveau nous apporte la bonne surprise du festival. Dans le cadre de Minuit Avant La Nuit, on aura eu les deux coup sur coup sur la grande scène. D’abord avec The Limiñanas dont on connait la constance dans l’excellence. J’étais content de les revoir si rapidement après leur concert de Rouen et notre interview. Et j’étais très fier de les voir débuter leur tournée des festivals d’été pour laquelle mes photos ont illustré les affiches.

The Limiñanas en tournée

Surtout, Lionel venait juste de se faire opérer en urgence de l’appendicite, ce qui avait laisser imaginer une annulation de cette date. Au contraire, le groupe a joué pied au plancher comme d’hab. Et si Lionel était un peu pâle, son jeu de guitare ne s’en est pas ressenti le moins du monde.

Par contre, même si j’avais déjà vu The Soft Moon dans le cadre des Paradis Artificiels plus tôt cette année, et que Luis Vasquez avait déjà démoli la Condition Publique à Roubaix avec ses murs de guitares, ses percussions et ses claviers indus, j’ai trouvé que sa musique prenait encore une autre ampleur sous les étoiles d’Amiens.

La (re)découverte JojoBeam

Après avoir découvert JojoBeam l’an dernier au Crossroads Festival, je les retrouvais avec plaisir sur la petite scène de Minuit Avant La Nuit, toujours armés de leur humour décalé et de leurs riffs noisy. Je les loupais de quelques minutes le lendemain à Dunkerque (je les croisais rangeant leur matos après leur concert) pour mieux les retrouver récemment aux Nuits Secrètes à Aulnoye-Aymeries. Nul doute que ceux-là sont lancés sur la route du succès.

La bonne pioche One Sentence. Supervisor

Mon pote Emmanuel Poteau m’avait dit à plusieurs reprises que j’avais loupé un truc en ne venant au concert de One Sentence. Supervisor au Grand Mix. Et malgré un début de set un peu catastrophique dû à un problème de son, une fois le problème réglé, le groupe a ensuite réussi à déployer son univers psychédélique dans la nuit tombante. Et c’était pour le moins captivant.

Mes photos de Minuit Avant La Nuit

Et pour le reste du festival ?

J’ai dû partir avant le set de Vladimir Cauchemar et celui de Polo & Pan. Mais là encore, grâce à Manu Poteau, vous pouvez revivre la suite sur Visual Music.

Et si je n’ai vécu qu’une petite journée de cette première édition de Minuit Avant La Nuit, j’ai eu l’impression d’assister à la naissance d’un nouvel événement avec lequel il faudra désormais compter au début de l’été en Hauts-de-France. Et l’année prochaine, je ferai tout pour couvrir l’intégralité du festival 🙂

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